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Le dépistage organisé du cancer du côlon

Les cancers du côlon et du rectum sont un problème de santé publique du fait de leur fréquence et de leur sévérité.

Un programme national de dépistage organisé du cancer colorectal a été généralisé à l’ensemble du territoire en 2009. Il cible les hommes et les femmes de 50 à 75 ans, sans risque particulier de développer un cancer colorectal, à qui il est recommandé d’effectuer un test de dépistage (Hémoccult®) tous les 2 ans, suivi d’une coloscopie en cas de positivité du test.

La démarche est relayée au niveau départemental par des structures de gestion du dépistage organisé, soutenues notamment par les conseils généraux. Dans les Bouches-du-Rhône, il s’agit de l’association dédiée à la recherche et au dépistage des cancers du sein, du col de l'utérus et des cancers colorectaux : L’Arcades.

Ce test Hémoccult® recherche la présence de sang dans les selles. Les médecins généralistes sont les acteurs clefs de ce programme. Les personnes concernées reçoivent le matériel pour l’effectuer (plaquettes permettant le recueil d’un échantillon de selles).

Les patients ayant un test positif (2 % de la population) réalisent ensuite une coloscopie. Une fois sur dix seulement, l’examen confirme un cancer (diagnostic à un stade plus précoce, que si le test n’avait pas été réalisé, et donc de meilleur pronostic). Plus d’une fois sur trois, le problème vient d’un polype, une tumeur bénigne, à partir de laquelle se développent la majorité des cancers du côlon.


La coloscopie, examen diagnostique et thérapeutique

Des signes digestifs inhabituels doivent amener à faire une coloscopie :

  • sang dans les selles,
  • constipation ou diarrhée récente,
  • douleurs abdominales inhabituelles et répétées. 

La coloscopie est réalisée après nettoyage du côlon (préparation colique à boire), sous anesthésie générale, au moyen d’une sonde équipée d’une caméra passée par l’anus.

Cet examen, presque anodin et effectué en ambulatoire, permet de diagnostiquer la tumeur si elle est présente et de repérer et d’enlever, au cours de l’examen et sans chirurgie, des polypes précancéreux. Lorsqu’une résection est pratiquée simultanément, la coloscopie devient interventionnelle et thérapeutique.

Les techniques employées sont plus ou moins complexes. L’équipe d’endoscopie digestive de l’IPC a une solide expérience des ablations, notamment complexes de tumeurs bénignes ou en voie de dégénérescence, et dispose du matériel le plus performant et sans cesse amélioré.


Des progrès dans la prise en charge

Différents types de traitements peuvent être utilisés pour traiter un cancer colorectal :

La chirurgie consiste à enlever la portion du côlon atteinte par la tumeur et le réseau de ganglions correspondant (curage ganglionnaire). Dans la majorité des cas, l’intervention est réalisée par coelioscopie : une technique standardisée à l’IPC depuis 10 ans et qui limite la taille des cicatrices. Plus récemment, une technique coelioscopique à un seul orifice (« mono-trocard ») par le nombril, qui améliore encore plus la récupération post-opératoire, a été développée. Couplées à une optimisation du traitement de la douleur post-opératoire (« analgésie loco-régionale »), ces techniques mini-invasives permettent une réhabilitation précoce.

L’analyse microscopique de la pièce opératoire permet ensuite de déterminer le risque de récidive persistant malgré une ablation complète de la maladie. Pour limiter ce risque, un traitement par chimiothérapie préventive est alors proposé aux patients dont le risque est considéré comme non faible. Dans le cadre d’essais thérapeutiques, une chimiothérapie est parfois initiée avant l’intervention pour améliorer le contrôle à long terme.

La maladie est parfois diagnostiquée à un stade plus avancé ou en rechute : la chimiothérapie dédiée aux cancers du côlon a vu son arsenal thérapeutique se développer ces dernières années, avec l’apparition de nouvelles drogues plus efficaces en cas de métastases.

Dans certains cas de cancers du côlon métastatiques, la radiologie interventionnelle peut également constituer une option thérapeutique.

Dans certains cas de cancers du côlon métastatiques, lorsqu’un patient est atteint de quelques métastases au foie ou au poumon, la radiologie interventionnelle peut également constituer une option thérapeutique. En association avec une prise en charge de chimiothérapie, la radiologie interventionnelle peut en effet constituer une réelle alternative pour détruire voire ralentir l’évolution des métastases.

• Si le foie est touché et qu’il n’y a qu’une seule et petite lésion, les techniques de thermo-ablation par radiofréquence ou micro-ondes permettent d’épargner le foie sain et de traiter la zone pathologique efficacement. 


• S’il existe plusieurs métastases au foie, l’option choisie peut être celle d’un traitement intra-artériel, afin de délivrer la chimiothérapie de façon ciblée et à hautes doses ou d’injecter des microbilles chargées de particules radioactives. Objectif : stabiliser la maladie, voire diminuer la taille des métastases pour envisager éventuellement une chirurgie.

• Enfin, en cas de petites métastases au(x) poumon(s), les techniques de thermo-ablation (radiofréquence, micro-ondes) s’avèrent aussi efficaces que la chirurgie. Une sonde de petite taille, introduite au sein de la tumeur sous contrôle du scanner, permet un traitement extrêmement précis. A travers cette sonde, une énergie est délivrée exclusivement dans la tumeur, qui est détruite par le chaud. A l’IPC, ces techniques sont de plus en plus utilisées en première intention. Mini-invasives, elles offrent l’avantage de préserver au maximum les tissus sains périphériques et donc la capacité pulmonaire.


La médecine personnalisée : une réalité

Les formes métastatiques de cancers du côlon, qui étaient fatales dans la majorité des cas il y a moins de 20 ans, ont vu leur pronostic s’améliorer de façon majeure du fait de multiples progrès dans toutes les disciplines : chirurgie, chimiothérapie…

La recherche appliquée a permis le développement de nouvelles thérapeutiques. Cette « médecine personnalisée » cible les particularités de la tumeur ou du processus tumoral et celles du patient. Elle cible plus spécifiquement des anomalies tumorales et ainsi détruit les cellules malignes, notamment en association avec un traitement de chimiothérapie. Une chimiothérapie pour laquelle, pour chaque patient, on sait de mieux en mieux prédire la tolérance.

Concrètement, dans les cancers colorectaux, deux anticorps monoclonaux (cetuximab et panitumumab) bloquent le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR). Leur utilisation, en association avec la chimiothérapie ou isolément, a permis des gains en efficacité. Néanmoins, des mutations du gène k-ras ont été montré comme « neutralisant » l’effet bénéfique de ces anticorps, lesquels sont donc réservés aux tumeurs sans mutations de k-ras. Deux autres anticorps bloquent le développement des vaisseaux tumoraux (le bevacizumab et l’aflibercept), leur efficacité semble la même pour toutes les populations de patients.

En obtenant fréquemment de nettes diminutions de la taille des métastases, voire leur disparition, grâce à ces traitements ciblés, le nombre de patients pouvant bénéficier d’une ablation chirurgicale des métastases a pu augmenter ces dernières années.

Chiffres clés

  • Le nombre de cancers du côlon et du rectum diagnostiqués en France est proche de 40 000 cas par an, ce qui en fait l’un des cancers les plus fréquents. Un homme sur 25 et une femme sur 30 développent ce cancer.

  • L’âge moyen de découverte se situe après 70 ans. Des formes rares survenant avant 50 ans doivent amener à suspecter une cause familiale.

Le gros intestin

  • Le côlon et le rectum forment le gros intestin.

  • Une fois les aliments digérés, les déchets alimentaires (inutilisables par le corps) sont transmis au côlon sous forme liquide. Celui-ci absorbe l’eau de ces déchets afin d’obtenir des selles.

L'équipe médicale

Anapathologistes

  • Dr Geneviève Monges
  • Dr Flora Poizat

Chirurgiens

  • Dr Cécile de Chaisemartin
  • Pr Jean-Robert Delpero
  • Dr Bernard Lelong

Gastroentérologues

  • Dr Erwan Bories
  • Dr Fabrice Caillol
  • Dr Marc Giovannini
  • Dr Christian Pesenti
  • Dr Pauline Ries

Oncologues

  • Dr Marine Gilabert
  • Dr Sandrine Oziel-Taieb
  • Pr Jean-Luc Raoul
  • Dr Pauline Ries