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Le canal anal à l’IPC :
l’intérêt d’un traitement curatif conservateur

Peu fréquent, le cancer du canal anal ne doit pas être confondu avec le cancer du rectum.

Ces deux cancers n’ont pas le même type histologique. Les symptômes peuvent être sensiblement similaires, néanmoins le traitement est différent.


Chez la grande majorité des malades (95 %) au moment du diagnostic, le cancer du canal anal est encore localisé. Selon le volume de la tumeur, l’équipe propose alors un traitement curatif conservateur local par radiothérapie associée ou non à une chimiothérapie, plus ou moins complété par une curiethérapie.

Objectifs : contrôler au mieux la maladie au niveau local et régional, tout faire pour conserver le canal anal et donc des fonctions sphinctériennes normales.


L'échoendoscopie, activité pour laquelle l’Institut se situe à la pointe de l’innovation, constitue un élément clé de la prise en charge de ce cancer :

  • lors du diagnostic et du bilan initial (classification de la tumeur, degré de développement, profondeur de l'atteinte dans la paroi de l'anus, tumeur localisée ou non),
  • pour évaluer la réponse au traitement,
  • pour le suivi.

Le reste du bilan initial comporte une IRM du canal anal, un scanner thoraco abdomino pelvien pour la recherche d’éventuelles métastases et une prise de sang pour dosage du SCC (Squamous Cell Carcinoma), qui est un marqueur biologique spécifique du cancer épidermoïde du canal anal.


Les patients traités à l’IPC par radiothérapie auront systématiquement un TEP scanner qui permet de définir au mieux les volumes à traiter. La radiothérapie est ensuite systématiquement réalisée en utilisant une technique de radiothérapie conformationnelle par modulation d’intensité.

Ce traitement de radiothérapie comporte 2 parties :

  1. 1ère partie de 5 semaines : une séance de radiothérapie par jour, 5 jours par semaine. En cas de chimiothérapie concomitante, celle-ci sera administrée lors de la 1ère puis de la 5ème semaine d’irradiation, dans le cadre d’une courte hospitalisation traditionnelle (48 h en général), ou en hôpital de jour.

  2. 2ème partie : en cas de bonne réponse thérapeutique, on réalise un complément de radiothérapie, soit par poursuite de radiothérapie externe, soit par curiethérapie, lorsque la tumeur est de petite taille et bien exposée. Pour les patients concernés (environ 80 %), cette curiethérapie de complément nécessite deux jours d’hospitalisation traditionnelle.

L’évaluation de la réponse se fait 2 mois après la fin de ce traitement. En cas de poursuite évolutive ou de rechute, une chirurgie de rattrapage est nécessaire. Il faut alors enlever le rectum et le canal anal avec confection d’une colostomie définitive.

L’une des spécificités de la chirurgie du cancer épidermoïde du canal anal à l’Institut est l’abord mini-invasif par laparoscopie, permettant d’optimiser la qualité de l’exérèse chirurgicale, tout en allégeant les suites opératoires.


Les traitements

La radiothérapie conformationnelle par modulation d’intensité permet de se conformer parfaitement au volume à irradier, en évitant au maximum les organes à risques avoisinants qui sont nombreux dans le cas des cancers de l’anus :

  • vessie,
  • intestin grêle,
  • têtes fémorales.

La curiethérapie a l’avantage de délivrer une dose infinie au contact des fils d’iridum, tout en épargnant ainsi le reste du canal anal et des tissus sains avoisinants.

L’IPC affiche un positionnement novateur en curiethérapie.


Le canal anal

  • Le canal anal est la partie terminale du tube digestif, mesurant 3 à 4 cm, située entre le rectum et l'anus.

L'équipe médicale

Chirurgiens

  • Dr Cécile de Chaisemartin
  • Dr Bernard Lelong

Curiethérapie

  • Dr Mathieu Minsat

Gastroentérologues

  • Dr Erwan Bories
  • Dr Fabrice Caillol
  • Dr Marc Giovannini
  • Dr Christian Pesenti
  • Dr Pauline Ries

Oncologues

  • Dr Sandrine Oziel-Taieb
  • Dr Pauline Ries

Médecin nucléaire

  • Dr Isabelle Brenot-Rossi

Radiologues

  • Dr Serge Brunelle
  • Dr Gilles Piana

Radiothérapeutes

  • Dr Laurence Moureau-Zabotto