Joindre l'IPC

04 91 22 33 33

 Prendre rendez-vous

04 91 22 30 30

CANCER DU TESTICULE : LE DEROULEMENT DE VOTRE HOSPITALISATION EN CAS DE CHIRURGIE


Le 1er temps : l’orchidectomie

Quel que soit le type de tumeur, l'ablation du testicule atteint constitue le traitement initial. L'intervention chirurgicale consiste à enlever le testicule dans lequel la tumeur s'est développée ainsi que les tissus à proximité, vers lesquels elle a pu se propager.

Cette chirurgie, appelée orchidectomie, s’effectue par une voie d’abord inguinale, le plus souvent en ambulatoire. La durée de l’intervention est d’environ 45 minutes.

Dans le même temps opératoire, il est possible, mais non indispensable, de remplacer, le testicule par une prothèse en silicone à visée purement esthétique.

En cas d’extension du cancer

En cas de dissémination, lorsqu’il existe une atteinte ganglionnaire abdominale sur le bilan d’extension, il peut être indiqué, après une première chirurgie et une chimiothérapie, de réaliser une seconde chirurgie : une chirurgie des masses résiduelles (ganglions atteints restants visibles sur le scanner après chimiothérapie).

Dans la majorité des cas, il s’agit alors d’une chirurgie ouverte. Le principe consiste à retirer l’ensemble des ganglions situés autour des principaux vaisseaux abdominaux.

Cette seconde intervention, lorsqu’elle s’avère nécessaire, est généralement programmée quatre à six semaines après la fin de la chimiothérapie. Elle dure de 5 à 10 h, selon le volume de ganglions restants. La durée d’hospitalisation est de 8 à 10 jours.

Sexualité et fertilité

L’impact des traitements

Lors des traitements, la fatigue physique et psychologique peut entraîner une baisse temporaire de la libido. Par ailleurs, la chirurgie d’exérèse des ganglions résiduels peut entraîner un trouble secondaire de l’éjaculation.

Ensuite, le fait de n'avoir qu'un seul testicule n'a aucune incidence sur les capacités sexuelles. Rien n’empêche la reprise d'une vie affective et sexuelle épanouie. Néanmoins, l'image du corps est modifiée. En parler avec le chirurgien ou  l’oncologue peut aider à surmonter ses doutes. Si nécessaire, un accompagnement dédié peut être mis en place.

Préserver la fertilité

L'orchidectomie n'entraîne pas d'infertilité puisqu’il reste un testicule, ce qui est tout à fait suffisant pour produire les spermatozoïdes nécessaires. Mais à titre préventif, il est conseillé d’opter pour une préservation de sperme. Le sperme recueilli peut être conservé pendant des années.

Concrètement, ce recueil de sperme s’effectue auprès d'un établissement public dédié : le CECOS. Il existe 26 centres de ce type en France métropolitaine et 2 Outre-mer, généralement rattachés au centre hospitalier universitaire (CHU) régional.