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CANCER DU TESTICULE : UN CANCER RARE DE L’HOMME JEUNE


Le cancer du testicule ne représente que 1 à 2 % des cancers de l’homme. C’est un cancer rare, qui survient essentiellement chez des patients jeunes. La moyenne d’âge au moment du diagnostic est de 37 ans.

Le développement de la maladie est souvent indolore avec, pour symptôme révélateur devant amener à consulter, une augmentation anormale du volume de la bourse. C’est donc le plus souvent suite à l’apparition d’une masse à la palpation que le cancer est diagnostiqué.

Une échographie testiculaire est effectuée pour confirmer le diagnostic, suivie d’un scanner pour réaliser un bilan d’extension. Au moment du diagnostic, une prise de sang permet également de doser les marqueurs tumoraux du cancer du testicule.


La chirurgie en première intention

Le premier temps de la prise en charge thérapeutique est toujours chirurgical et consiste à enlever le testicule atteint. Cette exérèse s’appelle une orchidectomie.

En fonction des résultats de l’analyse anatomopathologique et du bilan d’extension, l’équipe pluridisciplinaire opte pour une simple surveillance ou pour une chimiothérapie.

Lorsqu’il existe une atteinte ganglionnaire abdominale sur le bilan d’extension, il peut être indiqué, après une première chirurgie et une chimiothérapie, de réaliser une seconde chirurgie : une chirurgie des masses résiduelles (ganglions restants visibles sur le scanner après la chimiothérapie).


Le traitement médical du cancer du testicule 

La chimiothérapie peut être proposée dans les tumeurs testiculaires après l’orchidectomie. Le traitement s’effectue de préférence en hospitalisation, afin de pouvoir réaliser une bonne hydratation et de ne pas altérer la fonction rénale.

- Dans le cas d’une tumeur localisée, plusieurs options peuvent être discutées : une simple surveillance ou une chimiothérapie adjuvante.

- Dans le cas d’une tumeur plus évoluée, le traitement préconisé est une chimiothérapie systématique, dont la durée varie en fonction des caractéristiques de la tumeur, du dosage des marqueurs tumoraux et du bilan d’extension.

Lorsque ces chimiothérapies s’avèrent insuffisantes ou que la maladie rechute, le traitement peut évoluer vers des chimiothérapies plus intensives, avec parfois un support de cellules souches.

Des essais thérapeutiques sont en cours pour cette pathologie. L’un d’entre eux peut être proposé par l’oncologue.

Sexualité et fertilité

L’impact des traitements

Lors des traitements, la fatigue physique et psychologique peut entraîner une baisse temporaire de la libido. Par ailleurs, la chirurgie d’exérèse des ganglions résiduels peut entraîner un trouble secondaire de l’éjaculation.

Ensuite, le fait de n'avoir qu'un seul testicule n'a aucune incidence sur les capacités sexuelles. Rien n’empêche la reprise d'une vie affective et sexuelle épanouie. Néanmoins, l'image du corps est modifiée. En parler avec le chirurgien ou  l’oncologue peut aider à surmonter ses doutes. Si nécessaire, un accompagnement dédié peut être mis en place.

Préserver la fertilité

L'orchidectomie n'entraîne pas d'infertilité puisqu’il reste un testicule, ce qui est tout à fait suffisant pour produire les spermatozoïdes nécessaires. Mais à titre préventif, il est conseillé d’opter pour une préservation de sperme. Le sperme recueilli peut être conservé pendant des années.

Concrètement, ce recueil de sperme s’effectue auprès d'un établissement public dédié : le CECOS. Il existe 26 centres de ce type en France métropolitaine et 2 Outre-mer, généralement rattachés au centre hospitalier universitaire (CHU) régional.

Les testicules

Les testicules sont deux organes de l'appareil reproducteur masculin. Les testicules ont deux fonctions majeures, une fonction de reproduction et une fonction endocrinienne : 

- Ils fabriquent les spermatozoïdes, gamètes mâles indispensables à la reproduction ;

- Ils produisent également des hormones, notamment la testostérone.

Facteurs favorisants

Les cancers du testicule sont plus fréquents lorsque la descente testiculaire ne s’est pas effectuée normalement, c’est-à-dire en l’absence de migration des testicules de l’abdomen vers les bourses (ectopie testiculaire).

En revanche, le cancer du testicule n’a pas de caractère familial ou héréditaire.