Joindre l'IPC

04 91 22 33 33

 Prendre rendez-vous

04 91 22 30 30

La chirurgie du cancer de la prostate à l’Institut Paoli-Calmettes


La chirurgie robotique mini-invasive

Pour un cancer de la prostate, la chirurgie reste, avec la radiothérapie, une option de traitement. En cas d’intervention, à l’IPC, celle-ci s’effectue systématiquement en chirurgie robotique mini-invasive.

La qualité et la souplesse de geste sont comparables à la chirurgie ouverte, avec en plus, pour le chirurgien, l’apport d’une vision rapprochée plus précise et en 3D. Mais surtout, pour le patient, les pertes sanguines sont minimisées, l’acte est moins invasif et beaucoup moins douloureux en post-opératoire. La récupération est plus rapide, tant globalement que sur le plan physique, et la durée d’hospitalisation est réduite.

Aujourd’hui, les patients à haut risque de récidive sont de plus en plus opérés. Ce, souvent, dans le cadre d’une prise en charge multimodale : chirurgie suivie d’une radiothérapie adjuvante, puis éventuellement d’un traitement d’hormonothérapie. A l’inverse, les petites tumeurs le sont de moins en moins, au bénéfice d’une surveillance attentive, qui permet d’éviter tout effet secondaire avec des cancers à risque de progression faible et lente dans le temps.

Entre les deux, pour les patients qui présentent un cancer de la prostate avec un niveau de risque intermédiaire, si la tumeur est localisée à plusieurs endroits, la chirurgie robotique mini-invasive reste d’actualité.

En fonction des caractéristiques de la tumeur, un curage ganglionnaire (ablation des ganglions pelviens) peut être réalisé. De même, une conservation des nerfs de l’érection peut être proposée. La réalisation ou non de cette conservation (uni ou bilatérale) dépend à la fois des  caractéristiques du cancer sur la biopsie et sur l’IRM mais également du  souhait du patient de conserver ou non des érections (en fonction de la qualité des  érections avant l’intervention). 

Globalement, malgré tous les nombreux avantages de la chirurgie robotique mini-invasive, le nombre de patients opérés d’un cancer de la prostate est clairement appelé à diminuer dans les années à venir, d’autres approches étant privilégiées, afin de réduire et de limiter les effets secondaires : risques d’incontinence urinaire, impacts sur la sexualité.


L’hospitalisation et le suivi post-opératoire

  • La chirurgie dure entre 2 et 4 heures. L’hospitalisation est en moyenne de 3 jours –  2 nuits, avec une arrivée programmée la veille de l’intervention.
  •  Un drain peut éventuellement être mis en place en fin d’intervention. Si tel est le cas, il est habituellement retiré le lendemain de l’intervention.
  • Une sonde vésicale est mise en place au moment de l’intervention. Cette sonde assure le drainage des urines et facilite la cicatrisation entre l’urètre et la vessie. La durée du sondage est de 7 jours. Cette sonde peut se gérer facilement à domicile. Vous sortirez donc avec votre sonde et reviendrez en hôpital de jour pour réaliser l’ablation de celle-ci.  Un examen d’imagerie pourra être réalisé avant son retrait afin de contrôler la cicatrisation.
    Le jour de l’ablation de la sonde, des fuites d’urines peuvent survenir. Il est trop tôt pour s’en inquiéter. En effet, celles-ci se tarissent spontanément, ou avec de la rééducation pelvi-périnéale qu’il est possible de débuter 15 jours après l’intervention.
  • Une consultation systématique avec le chirurgien est prévue un mois après l’intervention (communication des résultats anatomopathologiques, contrôle de la cicatrisation, évaluation fonctionnelle), puis trois mois après l’intervention afin de contrôler la valeur  du PSA. Lors de cette seconde consultation, une prise en charge spécifique peut être proposée en cas d’éventuels troubles sexuels.

Chirurgie de la prostate : quelles conséquences physiologiques