Joindre l'IPC

04 91 22 33 33

 Prendre rendez-vous

04 91 22 30 30

Ne plus avoir mal

Grâce aux nouvelles combinaisons médicamenteuses et aux approches « douces », la prise en charge de la douleur entre dans une nouvelle ère. A l’IPC, cette prise en charge accompagne les nouvelles approches du cancer : des durées d’hospitalisation de plus en plus courtes, de plus en plus de patients traités en ambulatoire.

La douleur physique peut être ponctuelle, liée à certains soins (pansements, pose de sonde, de perfusion, retrait de drains), ou à certains examens, aiguë (par exemple, à la suite d’une intervention chirurgicale) ou encore chronique (maux de tête, effets d’une chimiothérapie). A l’Institut, la prévention, l’évaluation et la prise en charge de la douleur est l'affaire de tous : du brancardier à l'aide-soignante, en passant par le kinésithérapeute, le chirurgien, le manipulateur radio...

Sachant que le « supportable » varie d’un individu à l’autre, il revient à chaque patient de s’auto-évaluer, selon une échelle numérique allant de 0 à 10. L’information est enregistrée par le personnel infirmier dans le dossier médical informatisé : la prise en charge de la douleur fait partie intégrante du soin.

Car la douleur physique reste un signal d’alerte important. Le personnel soignant est là pour l’entendre et l’interpréter. Il peut en effet s’agir aussi d’une complication, d’une évolution de la maladie…

La souffrance morale, elle, relève d’un autre type de prise en charge, proposée à l’institut par l’équipe du département de Psychologie.

Il y a 20 ans, la morphine était la pierre angulaire indispensable à la prise en charge de la douleur. Aujourd’hui, les médecins parviennent à de bien meilleurs résultats, en gérant la douleur autrement et avec de moins en moins de morphine.

Pour réduire les quantités de morphine et de ses dérivés, voire les éliminer en tendant vers l’objectif « zéro morphine », les équipes utilisent des anti douleurs qui sont sur le marché depuis longtemps déjà, mais qui sont associés plus efficacement.

Cette technique dite « d’analgésie multimodale » est plus puissante que ces molécules prises isolément car, entrant en synergie,  les molécules associées se potentialisent. Pour les patients, les bénéfices sont indéniables : efficacité supérieure sur les douleurs aiguës post opératoires avec moins d’effets indésirables, meilleure prévention des douleurs chroniques post opératoires.

Ne pas donner de médicaments, ou en donner moins, cela ne veut pas dire que l’anxiété pré-opératoire n’existe pas, ou que le personnel médical la banalise. Mais aujourd’hui, de plus en plus, l’anxiété et la douleur peuvent être prises en compte autrement, avec des approches non médicamenteuses, reconnues, globales et douces 

L’hypnose conversationnelle est une méthode d’accompagnement du patient mise en œuvre jusqu’à l’anesthésie générale. Des techniques relationnelles et d’accueil au bloc, spécifiques, permettent de diminuer le stress, les craintes. Les travaux en cours sur le sujet démontrent que grâce à l’hypnose en conversationnel, la consommation de médicaments anti douleurs, pendant l’intervention et au réveil, diminue clairement. Par ailleurs, les patients ont moins de nausées et de vomissements, témoignent d’un sentiment de confort amélioré et d’un meilleur vécu. A l’IPC, de plus en plus de patients en bénéficient, et à terme, la majorité se verra proposer l’hypnose conversationnelle.

L’hypno-analgésie est une technique qui permet de réaliser des chirurgies bien ciblées, sous hypnose, avec une simple sédation analgésique, sans anesthésie générale. Elle peut être préconisée dans certaines indications précises : chirurgie simple d’un cancer du sein, coloscopie, radiologie interventionnelle.

D’autres techniques sont également utilisées pour réduire le stress préopératoire et post-opératoire :

  • L’aromathérapie consiste à diffuser des huiles essentielles dans la zone d’accueil du bloc.
  • Le confort visuel y est assuré par un puits de lumière et des images haute définition.
  • Les patients se voient proposer de la musicothérapie en salle de réveil. Ils peuvent écouter, grâce à des écouteurs individuels, et à la carte, une musique dont le rythme spécifiquement étudié s’apparente à de la relaxation hypnotique. 

Le Comité de Lutte contre la Douleur (CLUD)

Le CLUD regroupe des médecins et des infirmiers qui ont pour mission de mettre en place des protocoles et de développer
 une stratégie cohérente de prise en charge de la douleur, durant la période d'hospitalisation et en dehors de l’hôpital.

Cette prise en charge repose 
sur une évaluation systématique 
de la douleur par les équipes d'infirmiers
 et sur la mise en œuvre de traitements standardisés par les équipes médicales.