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Une question de confiance

POUR LOUIS DUBOUIS, LE LYMPHOME EST AVANT TOUT UNE MALADIE CURABLE. S’IL DEVAIT PASSER UN MESSAGE CE SERAIT DE GARDER ESPOIR ET DE FAIRE CONFIANCE AUX AVANCEES THERAPEUTIQUES.

« Quand j’ai appris par hasard au mois de mai 2013 que j’étais atteint d’un lymphome du manteau, n’ayant pas de symptômes j’en ai été très surpris. Je venais faire un examen concernant tout autre chose et c’est là que l’on a découvert un ganglion. Après d’autres examens, scanner, exérèse et analyse, le diagnostic est tombé.

Je ne connaissais pas cette maladie. Lorsque j’ai compris qu’il s’agissait d’un lymphome particulièrement agressif, j’ai été assommé. Fort heureusement l’oncologue m’a beaucoup aidé en m’assurant que cela se soignait. Pour lui, les nouvelles étaient même plutôt bonnes. J’ai donc essayé de prendre la chose du bon côté en imaginant que cela aurait pu être pire.

Lors de l’annonce de consultation, j’ai été informé des traitements envisageables, de leurs effets secondaires et des chances de rémission. Mais ne pouvant pas encore m’y projeter, je n’avais pas trop de questions.

C’est après avoir pris connaissance de la maladie et de la relation que j’avais avec elle qu’elles sont arrivées.

Par exemple, je m’attendais aux effets secondaires classiques tels que nausées et perte des cheveux, mais d’autres effets auxquels je ne m’attendais pas sont apparus. Alors j’ai cherché des informations sur internet, j’ai lu des bouquins, j’ai demandé à mon médecin. J’ai toujours trouvé des réponses à mes questions. J’ai passé des nuits très difficiles, je faisais de l’asthénie. Très vite a surgi l’utilité des traitements complémentaires. Comme on m’avait conseillé l’homéopathie pour mieux supporter la chimiothérapie, j’en ai pris. D’ailleurs, je n’ai pas eu trop de nausées. Par contre j’avais de très fortes douleurs abdominales que j’impute davantage au traitement pour rehausser le niveau des plaquettes sanguines qu’à la chimiothérapie elle-même.

Aujourd’hui tout cela est terminé, je commence à retrouver la qualité de vie que j’avais avant la maladie. Bien sûr je suis un peu fatigué avec mes 82 ans. Alors j’envisage de pratiquer une activité très douce, adaptée à mon rythme et à ma condition physique. Je reste conscient que cette maladie réduit l’espérance de vie, cela change ma façon de voir les choses. Mais j’ai envie de dire aux nouveaux patients que l’important est de garder confiance. Les thérapies évoluent considérablement, les taux de mortalité baissent.

Aujourd’hui, une personne qui a un lymphome peut espérer bénéficier d’un traitement efficace.

Et pour la part d’incertitude qu’il reste, il faut se battre et garder espoir. »