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L’espoir, à chaque foulée

Courir 757 km en 18 marathons, soit 42 km par étape, pour relier l’Institut Paoli-Calmettes (Marseille) à Gustave Roussy (Villejuif), au nom de l’espoir et de la recherche contre le cancer de l’enfant : tel est le défi que s’est lancé Eric Schneider à l’aube de ses 40 ans, alors qu’à 28 ans, un cancer fulgurant a failli l’emporter.

 

Pour Eric Schneider, aujourd’hui suivi à l’Institut Paoli-Calmettes, l’après cancer, c’est une vraie nouvelle vie dans tous les sens du terme : un déménagement dans un village « du sud », à Meyreuil, à 35 km de Marseille, un deuxième enfant, un nouveau métier et le sport comme un art de vivre.

En 1999, alors qu’il n’a que 28 ans, le cancer le touche de plein fouet. Pâtissier en région parisienne, déjà fan de sport (foot, street basket et boxe thaïlandaise), Eric Schneider est atteint d’une tumeur médiastinale : une tumeur au développement fulgurant, située entre le cœur et le poumon, et lui laissant, selon les médecins, 3 mois d’espérance de vie.

 Suit alors une prise en charge en urgence en soins intensifs à Gustave Roussy, marquée par trois arrêts cardiaques et une embolie cérébrale qui lui paralyse tout le côté droit pendant deux semaines. Alors Eric Schneider se bat jour après jour, avec une exceptionnelle force morale et une volonté intérieure qu’il n’imaginait pas posséder, piochant l’espoir, avec humilité, dans chaque petit rien de la vie.

S’enchaînent les cures de chimiothérapie, vécues avec l’angoisse de devenir stérile, puis l’opération et, enfin, la rééducation. « J’ai perdu 22 kg et une bonne partie de ma masse musculaire. Lorsque que fin 1999, je démarre la kiné fonctionnelle, j’ai une obsession : reprendre le sport, pour retrouver la sensation de liberté que j’y associe, pour revivre mon corps », raconte Eric Schneider.

 

Le sport, pour sortir de la maladie

 Et il se met à courir. Début 2000, il démarre péniblement par 10 mn de footing. Onze mois plus tard, en novembre, il court son premier semi-marathon, soit 21,1 km, à Boulogne Billancourt. S’enchainent d’autres courses, puis le départ de la région parisienne pour les Bouches du Rhône, le premier de ses nombreux marathons (42,19 km) et, malgré les cures de chimiothérapie, la naissance de Téo en 2007. Puis un bilan de compétence, une nouvelle formation professionnelle, un nouveau métier.

Le tout avec le sport pour tenir, comme source d’énergie intérieure. « Comme pour beaucoup, avec la maladie, il y a eu différentes étapes et on a tout cumulé : la détresse mentale, la détresse professionnelle, la détresse financière. Du jour au lendemain, tout déraille, c’est terrible. Mais c’est possible de rebondir, il faut garder l’espoir, toujours. Même si le mental ne fait pas tout, il est clair que le mental joue énormément. La maladie m’a profondément transformé ; c’est un parcours de vie », explique Eric Schneider.

 

Le sport, pour un message d’espoir

Pour autant, quand à 3 ans et demi, le petit Téo a été touché par une tumeur au cerveau, tout aurait pu s’effondrer. Mais la famille retrouve son exceptionnelle énergie morale : pour Téo.

Aujourd’hui, Téo a 6 ans. Il est en classe de CP, il apprend à lire comme les autres enfants de son âge et, comme eux, il a la tête pleine de rêves et de héros. Son papa, lui, est suivi à Marseille à l’Institut Paoli-Calmettes par le Dr. Gwenaëlle Gravis. Et tout va bien.

Alors, pour communiquer à tous les malades sa formidable énergie, partager un message d’espoir, mais aussi faire un appel aux dons, exclusivement dédiés à la recherche contre le cancer de l’enfant, Eric Schneider a décidé de relier en courant l’Institut Paoli-Calmettes, à Marseille, à Gustave Roussy, à Villejuif, en passant par le centre de lutte contre le cancer Léon Bérard de Lyon.

 Après un entrainement intensif, il compte partir le 18 avril prochain et prévoit d’arriver le 8 mai. Au programme : 18 marathons journaliers de 42 km.