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Département d’anesthésie et de réanimation

L’anesthésie et la réanimation : des activités transversales à l’ensemble des pathologies cancéreuses prises en charge à l’IPC.

Le département d’anesthésie et de réanimation compte deux unités de soins : l’unité d’anesthésie, l’unité de réanimation.

L’unité d’anesthésie intervient aux blocs opératoires, avec les chirurgiens, mais aussi avec les radiologues, les radiothérapeutes, lors d’actes interventionnels thérapeutiques ou de diagnostic, potentiellement douloureux.

Lorsque dans le cadre de la prise en charge d’un patient, une anesthésie générale ou loco régionale s’avère nécessaire, le processus démarre par une consultation d’anesthésie, obligatoire. Cette consultation vise à évaluer, pour l’acte proposé, avec le consentement éclairé de la personne concernée et compte tenu de ses antécédents, les bénéfices et les risques encourus.

Que l’acte soit programmé dans le cadre d’une prise en charge traditionnelle ou en ambulatoire, une visite préopératoire, réalisée dans les heures précédant l’anesthésie, permet de vérifier de nouveau, avec le chirurgien ou le spécialiste réalisant l’acte, les informations clés :

  • identité,
  • prise de nouveaux médicaments,
  • événements survenus, etc.

Le jour J, à l’arrivée au bloc, qui, à l’IPC, s’effectue à pied, le patient est pris en charge par le médecin anesthésiste et l’infirmière spécialisée qui vont effectuer l’anesthésie.

Permettre l’intervention et prendre en charge la douleur

La même équipe coordonne ensuite son réveil, au bloc, puis l’accompagne en salle de surveillance post interventionnelle le temps nécessaire : de 30 minutes à quelques heures, selon la durée de l’intervention subie. A l’IPC, la douleur au réveil, les éventuelles nausées et/ou vomissements, sont dans tous les cas gérés de façon préventive.

La prescription de l’ensemble des traitements nécessaires au cours des 24 premières heures postopératoires, notamment la prise d’analgésiques contrôlée par le patient (pompes de morphine auto administrée), est ensuite réalisée de façon conjointe entre l’anesthésiste et le chirurgien.

L’Institut Paoli-Calmettes dispose d’une unité de réanimation. Pour chaque patient concerné, il convient de tenir compte, en interaction quotidienne avec les oncologues, de la stratégie thérapeutique, du processus de prise en charge de la pathologie cancéreuse, des éventuelles complications liées aux traitements anti-cancéreux.

L’équipe assure à la fois la réanimation et la surveillance continue, avant et/ou après la réanimation. L’unité, qui compte 20 lits (réanimation + surveillance continue), accueille des malades en état de détresse vitale. C’est-à-dire des patients qu’il convient de maintenir dans leurs fonctions vitales alors que celles-ci sont devenues défaillantes (nutrition, respiration…), et donc à haut besoin de technicité. Un médecin anesthésiste réanimateur est présent dans l’unité 24 heures sur 24.


Les bienfaits des techniques non médicamenteuses

  • L’hypnose conversationnelle est une méthode d’accompagnement du patient mise en œuvre jusqu’à l’anesthésie générale.
Des techniques relationnelles et d’accueil au bloc, spécifiques, permettent de diminuer le stress, les craintes.
    Grâce à l’hypnose conversationnelle, la consommation de médicaments antalgiques, pendant l’intervention et au réveil, diminue clairement. Par ailleurs, les patients témoignent d’un sentiment de confort amélioré et d’un meilleur vécu. Aujourd’hui, à l’IPC, l’hypnose conversationnelle est systématiquement mise en œuvre auprès de tous les patients.
     
  • L’hypno-sédation, réalisée par un médecin ou une infirmière anesthésiste, spécifiquement formé(e), associe l’hypnose médicale et la sédation consciente (petites doses de morphine). Le professionnel de santé induit chez le patient une dissociation de l’esprit et du corps. Par l’esprit, le patient se retrouve dans un lieu apaisant de son choix. Au niveau du corps, les perceptions sensorielles sont modifiées et la perception subjective de la douleur est diminuée. Combinant une anesthésie locale et de très faibles doses de médicaments sédatifs et d’antidouleurs intraveineux, l’hypno-sédation peut remplacer une anesthésie générale, pour certains actes courts, d’une trentaine de minutes maximum. 

    Les bénéfices per et post opératoires ont été prouvés scientifiquement : amélioration du confort du patient, diminution des drogues anesthésiantes, diminution des nausées et des vomissements, diminution de la consommation d’antalgiques post-opératoires, diminution de la douleur et de la fatigue post-opératoire, meilleur rétablissement post opératoire global, reprise du travail plus rapide.

  • D’autres techniques sont utilisées pour réduire le stress pré-opératoire et post-opératoire :

    • L’aromathérapie consiste à diffuser des huiles essentielles dans la zone d’accueil du bloc.
    • Le confort visuel y est assuré par un puits de lumière et des images haute définition.
    • Les patients qui le désirent bénéficient de musicothérapie en salle de réveil. Ils peuvent écouter, grâce à des écouteurs individuels, et à la carte, une musique dont le rythme spécifiquement étudié s’apparente à la relaxation hypnotique.

Maj le 05/02/2018

L’équipe du département

L’équipe est dirigée par
le Dr Djamel Mokart


Unité d’anesthésie
  • 15 médecins anesthésistes ;
  • 21 infirmières spécialisées ;
  • 1 assistante médicale.
Unité de réanimation
  • 6 médecins anesthésistes réanimateurs ;
  • 20 infirmières de jour et 18 infirmières de nuit dédiées ;
  • 1 cadre médical ;
  • 1 cadre paramédical ;
  • 2 secrétaires.

Chiffres clés

Unité d’anesthésie
  • 10 628 actes par an sous anesthésie générale, tous types d’interventions confondus (chiffre 2017).
Unité de réanimation
  • 20 lits, répartis en 10 lits de réanimation et 10 lits de surveillance continue ;
  • 6 750 journées en 2017.
Salle de réveil 
  • 17 places d’accueil