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Trois catégories de cancers de la thyroïde

On distingue plusieurs types de cancers de la thyroïde.

  • Les cancers bien différenciés,
  • Les cancers anaplasiques,
  • Les cancers médullaires.

Ces cancers sont les plus nombreux des cancers endocriniens.


Les cancers bien différenciés : une prise en charge traditionnelle

La plupart des cancers de la thyroïde sont des cancers bien différenciés. Ils bénéficient d’un excellent pronostic, avec un taux de guérison supérieur à 95 % pour les cancers papillaires. La prise en charge thérapeutique implique une chirurgie, suivie d’une pause de 4 à 5 semaines, puis d’un traitement à l’iode radioactif pour supprimer toutes les microcellules thyroidiennes restant après la chirurgie.

La cure d’iode (prise d’une gélule d’iode radioactif le premier jour d’hospitalisation) s’effectue dans l’unité de médecine nucléaire du plateau médico-technique de l’IPC, bénéficiant de toutes les mesures de radioprotection, et nécessite 3 jours et demi jours d’hospitalisation en chambre radioprotégée. Parfois, plusieurs cures, espacées dans le temps, s’avèrent nécessaires. Enfin, un traitement par hormones thyroïdiennes est instauré à la sortie de la prise en charge en médecine nucléaire :

  • pour remplacer la thyroïde,
  • pour mettre au repos les cellules thyroïdiennes résiduelles.

Cancers anaplasiques : une prise en charge nécessairement en urgence

Cancers du sujet âgé, la médiane d’âge de survenue étant de 70 ans, les cancers anaplasiques sont rarissimes. Ils constituent moins de 2 % de l’ensemble des cancers thyroïdiens et leur incidence annuelle est de l’ordre de deux par million d’habitants. S’il est clair que le traitement chirurgical des goitres a diminué l’incidence des cancers anaplasiques, néanmoins, la plupart se révèlent encore par la transformation rapide ou explosive d’un goitre ancien.

Et ils sont particulièrement agressifs. Le diagnostic et la prise en charge thérapeutique (chimiothérapie et, le plus souvent, radiothérapie associée) doivent donc être effectués en oncologie, où les protocoles thérapeutiques adaptés à l’état général du patient peuvent être discutés et réalisés rapidement. En effet, le temps de doublement de la tumeur est extrêmement court, et le degré d’extension de la maladie conditionne les possibilités de traitement et la survie.


Les cancers médullaires restent des cancers rares

Les cancers médullaires se développent à partir de cellules particulières de la thyroïde, les cellules C, responsables de la sécrétion de calcitonine et ils ne fixent pas l’iode. Cancers rares, ils représentent 5 % à 10 % des cancers de la thyroïde. Leur traitement repose essentiellement sur la chirurgie. Lorsque ces cancers présentent des métastases, une surveillance est entreprise. En cas de progression significative des métastases, un traitement est instauré par thérapie ciblée orale ou, plus rarement, par chimiothérapie.

Enfin, ces cancers sont d’origine génétique (mutations du gène RET) dans 30 % des cas (néoplasie endocrinienne multiple de type 2, NEM2). L’analyse systématique du gène RET permet de faire le diagnostic d’une forme familiale, avec un double intérêt :

  • Dépister chez le patient les autres atteintes qui peuvent être associées au cancer médullaire (hyperparathyroïdie et phéochromocytome) et les prendre en charge ;
  • Dépister les apparentés génétiquement à risque et leur proposer une prise en charge spécifique et précoce, notamment une chirurgie thyroïdienne.

La thyroïde

  • La thyroïde est une glande endocrine située à la base du cou. Une glande endocrine est un organe qui fabrique des substances appelées hormones, libérées dans le sang ou la lymphe, et qui vont agir sur d’autres organes.

  • La thyroïde joue un rôle de régulation à plusieurs niveaux : rythme cardiaque, température du corps, notamment.

Le réseau TUTHYREF

  • Le réseau TUTHYREF est destiné à améliorer la prise en charge des cancers de la thyroïde et à faciliter l’accès des patients à l’innovation. Ces cancers sont rares.

  • Dans ce cadre, le centre PACA (IPC – CHU Timone) participe à la Réunion de Concertation Pluridisciplinaire nationale de recours deux fois par mois.